lundi 19 décembre 2016

LES OPINIONS PUBLIQUES : nouvelle matière à l'école

Deux sociétés de sondage de l'opinion publique arrivent à des résultats fort opposés quant à l'appui des Québécois au gouvernement du docteur Couillard. La blogosphère s'énerve. On ne peut expliquer cette différence. Pourtant les universitaires qui travaillent dans ce domaine ont, depuis longtemps, signalé que la méthodologie d'une observation influence grandement ses résultats. Il faudra donc insister pour que, dans les écoles, on enseigne non seulement les mathématiques ou l'écriture, mais la compréhension des enquêtes d'opinion publique.

vendredi 14 mars 2014

SON IMAGE SUR LES RESEAUX SOCIAUX, selon Michel Dumais

Dans sa chronique du Journal de Montréal (14.03.14), Michel Dumais rappelle la prudence qu'il faut garder dans nos expressions sur les réseaux sociaux en partant d'exemples tirés des malheurs de certains candidats de la présente campagne électorale au Québec.

un extrait:

"Nettoyer sa réputation en ligne

Cela dit, il est possible de javelliser sa réputation en ligne. Des sociétés spécialisées dans la remise à neuf de la crédibilité virtuelle se chargent, contre rétribution, de faire le ménage sur Internet et les médias sociaux.

Le processus peut être long, laborieux et surtout onéreux. Mais, à terme, il est possible de se refaire une quasi-virginité sur Internet.

Reste que la règle d’or pour quiconque voulant joindre les médias sociaux est la même, depuis toujours: «Ce que vous voulez publier en ligne, êtes-vous à l’aise de le dire ou de le montrer à une foule de 20 000 personnes par exemple?» Si la réponse est oui, allez-y et assumez. Si la réponse est non, abstenez-vous.

Vous venez sans doute d’économiser beaucoup ­d’argent à payer une compagnie qui s’affairera à rétablir votre crédibilité en ligne."


mardi 30 juillet 2013

LE DESTIN SYNCHRONISÉ

A chaque fois que j'emprunte une voie urbaine dont les carrefours que l'on croise sont équipés d'une série de feux de circulation synchronisés, je comprends que l'on veut ainsi pénaliser par des feux rouges les chauffeurs délinquants qui ne respectent pas la limite de vitesse imposé. Ceux qui, bons citoyens, suivent la norme de vitesse proclamée par les gestionnaires du bien commun, se voient récompensés par des passages au vert  sans aucun arrêt dans leur cheminent. 

Pourrait-on synchroniser les étapes de nos destins ? 

samedi 27 juillet 2013

LA VRAIE VIE et son contrôle selon un lecteur de WIRED

Revenant sur un article publié dans le précédent numéro, Carter Burke, un lecteur du magazine WIRED, a envoyé ce commentaire (publié dans le numéro de décembre 2012) dont voici un extrait (ma traduction):

"Imaginez un monde dans lequel tous les objets que vous souhaiterez utiliser dépendront (1) d'une puce et (2) d'un logiciel - les deux pouvant et allant tomber en panne et aucun d'eux ne pouvant être réparé par le commun des utilisateurs. Si on parle de "contrôle" (l'article parlait de pouvoir contrôler son environnement grâce à ces objets), et je reconnais que cela puisse être un grand progrès - il faut bien se demander qui contrôlera quoi. Des entreprises vont construire et entretenir cette quincaillerie; ce ne sera pas "nous"! Des entreprises vont écrire ces logiciels; ce ne sera pas "nous" !

vendredi 26 juillet 2013

LE MAUVAIS SAUVAGE (presque) selon le pape François

Mes lecteurs savent que je pratique "l'anti Rousseau" , c'est-à-dire que je crois au Mauvais Sauvage (et non au "bon sauvage" de cet illuminé égocentrique). L'homme nait égoïste et conquérant, c'est la société qui le civilise par le contrat social négocié et renégocié au cours de sa vie.

Lors de son discours dans une favéla de Rio (25 juillet 2013) le pape François a déclaré aux jeunes qui l'écoutaient:

"Vous êtes souvent déçus […] par des personnes qui, au lieu de se soucier du bien commun, se soucient de leur propre intérêt. Ne vous découragez jamais. La réalité peut changer. L’homme peut changer. "

Si l'homme peut changer pour le bien, c'est donc qu'il est... D'ailleurs, en vertu de la théologie chrétienne, l'homme nait avec la tache du péché originel...à lui de s'en sortir grâce au chemin balisé par le Christ... A chacun son explication... mais de la même réalité..


vendredi 19 juillet 2013

LE MAUVAIS SAUVAGE selon l’anti-Rousseau et l’accident de Brétigny

Ceux qui me lisent régulièrement savent que je m’accroche à certains thèmes, comme celui de « partir ». J’ouvre un nouveau thème qui m’est cher : «l’anti Rousseau, la conviction que l’homme nait mauvais (égoïste et conquérant) et que c’est la société qui le civilise par la négociation des contrats, plus ou moins formels, de vie collective. Le « bon sauvage » ne serait donc qu’un mythe né dans l’esprit d’un homme pour lequel la V2 (la « Vraie Vie ») ne présentait aucun intérêt.

La meilleure preuve de cette théorie du « Mauvais Sauvage » (j’en réclame la paternité, en attendant d’avoir le plaisir d’apprendre que quelqu’un d’autre y a pensé avant moi… je ne serai plus seul…), c’est de signaler les cas où le sauvage n’est plus encadré par les règles et les mandataires du contrat collectif : les accidents, les grèves, les catastrophes…

EXEMPLE : Un rapport policier, révélé jeudi par Le Point et dont l'AFP a eu connaissance, fait état de vols d'effets appartenant aux victimes de l'accident. Même si ces vols n'ont pour l'heure pas donné lieu à plainte. Selon les auteurs de ce document, les membres de la compagnie de CRS 37 ont dû repousser, à leur arrivée à Brétigny, des «fauteurs de trouble» qui «avaient réussi à s'emparer d'effets personnels éparpillés sur le sol ou sur les victimes».

Le même jour, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a déclaré n'avoir pas eu connaissance «de victimes dépouillées», faisant simplement état «d'actes isolés», «d'une personne interpellée», «d'une tentative de vol de portable» sur un secouriste, de «pompiers qui par petits groupes ont été accueillis de façon un peu rude». (20 minutes, 19/07/13)

lundi 20 mai 2013

LA STRATÉGIE selon Stephen Wetmore

Le CEO de Canadian Tire, Stephen Wetmore,doit lutter contre l'invasion des concurrents venant des États-Unis, comme Walmart, Target et même Amazone sur l'Internet. Il décrit sa stratégie dans une entrevue accordée à CANADIAN BUSINESS (édition spéciale, Été 2013) :

"Nous avons mis notre entreprise en mode offensif. Nous ne voulions pas jouer de façon défensive, avec une concurrence qui augmente, une économie qui se ramollit et un consommateur qui devient de plus en plus prudent. Il faut tout le temps être en mode offensif."